Une manifestation hostile au mariage
pour tous se tenait aux abords de l'Assemblée Nationale ce 18 avril
2013 au soir, pendant la deuxième lecture du projet de loi du
mariage pour tous. Vers 21h40, heure convenue de la fin du défilé,
les organisateurs relèvent que deux groupes, dont un de 200 à 300
personnes, refusent de quitter les lieux. Ces responsables de la
manifestation ont alors demandé aux forces de l'ordre d'intervenir.
70 personnes ne suivent pas le convoi organisé par les forces de
l'ordre et des échanges verbaux et physiques démarrent, avec jets
de bouteilles.
Vers 23h20, une dizaine de personnes
sont interpellées, dont une jeune femme arborant le drapeau « Marine
Présidente ».
Certains députés de l'opposition,
affirmant être présents, soulignent que ce sitting n'était composé
ni d’extrémistes, ni de personnes violentes mais d'étudiants. Le
Ministre en charge des relations avec le Parlement réfute cette
affirmation. L'ambiance se crispe.
Il est un peu moins d'une heure du
matin ce vendredi 19 avril 2013. L'opposition Parlementaire dévoile
ses amendements. Ou plutôt, effectue des rappels au règlement de
l'Assemblée Nationale pour suspendre la séance pour la nuit aux
motifs que les quatre heures disponibles pour les débats peuvent
s'étaler sur les deux prochains jours et que les débats organisés
après une heure du matin coûtent plus cher au contribuable.
Un membre du cabinet de la garde des
sceaux, lors de l'intervention d'un parlementaire UMP, aurait alors
souri à des députés de l'opposition, ce qui a provoqué une vive
réaction de certains, dont Christian Jacob, mimant La Liberté
Guidant le Peuple d'Eugène Delacroix (d'autres songent au comics
300, this is sparta pour les novices). La séance est immédiatement
suspendue.
Le personnage le plus à gauche, en fait. Merci Eugène Delacroix.
Les députés de l'opposition sont
alors descendus au devant de la Ministre et de son fonctionnaire et
les huissiers de l'Assemblée se sont interposés immédiatement.
L'un de ces huissiers aurait alors reçu un coup de poing.
Deux interruptions plus tard, les
débats restent houleux et chaque camp défend ses positions.
Christiane Taubira, Ministre de la
Justice, à deux heures du matin, prend alors la parole.
Elle signale que le membre de son
cabinet, auteur du sourire, travaillait déjà comme fonctionnaire au
sein de ce même cabinet sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Le Ministre en charge des relations
avec le Parlement dévoile alors une dépêche AFP relayée par le
Figaro qui résume cette situation.
Le Président de la Commission des Lois
effectue alors un rappel du règlement et invite les débats à
continuer, seul le temps de défense des amendements étant décompté,
les rappels au règlement n'entrant pas en ligne de compte.
Christian Jacob prend alors la parole,
réfute tout coup de poing porté (tout au plus un échauffement) et
demande une suspension de séance pour réunir son groupe. Les débats reprennent, cette fois, paradoxalement, et avec rapidité...
